Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles

mercredi 9 septembre 2015

L'IDENTIFICATION (2 : la découverte de l'Amérique)

Sur l'autoroute de Tolede, nous avons vu divers autocars pleins de touristes aux allures d'Américains, appareil photo numérique à la main, et quand nous passions à leur côté, j'exprimais un dédain infini, ce que je faisais sans problème avec les sourcils, vers chaque touriste dont je croisais le regard. Mon regard les accusait de cautionner la guerre, de traiter les gens et les relations entre les gens comme des choses, d'être les moutons d'un empire assassin et spectaculaire, les accusait comme si j'étais un écrivain fuyant un régime répressif au lieu d'être un de ses boursiers les plus frauduleux. 
(…) Je réservais ma plus intense antipathie à ces américains qui essayaient de ne pas détonner, qui se liaient d'amitié avec les espagnols et évitaient la compagnie de leurs compatriotes, qui se refusaient à parler anglais et qui, quand ils parlaient espagnol, exagéraient le zézaiement péninsulaire. Au début, je ne me suis pas rendu compte de la présence  à Madrid de ces américains plus discrets, plus subtils, mais à mesure que je me convertissais en l'un d'eux, j'ai commencé à m'apercevoir de leur abondance; je me félicitais de déjeuner avec Isabel dans un restaurant sans touristes, félicitais de connaitre l'Espagne authentique, que je définissais seulement comme un espace sans américains, quand mon regard croisait celui d'un homme ou d'une femme à une autre table, de vingt ans et quelques ou trente ans et quelques, entouré ou entourée d'espagnols, en retrait du reste du groupe, qui fumait d'un air peu sociable et alors je le savais, on le savait tous les deux, qu'on était taillés sur le même patron. Je suis arrivé à la conclusion que, si on regardait aux alentours avec attention pendant qu'on se promenait dans les quartiers supposément moins touristiques, on pouvait identifier de jeunes américains dont les vies étaient structurées par la volonté de ne pas paraître tels. 
*Saliendo de la estación de Atocha est un roman américain de Ben Lerner que je lis dans sa version espagnole grâce à la traduction de Cruz Rodríguez Juiz. Il existe en français, traduit cette fois par Jakuta Alikavazovic et publié aux éditions de l'olivier

Pour que je me souvienne de cette rencontre alors qu'elle date du milieu des années 80 et qu'elle n'a pas duré plus de trois minutes… Peut-être que certains sont marqués de cette manière-là par leur première rencontre avec un noir mais moi, les noirs… A la limite, j'aurais pu m'étonner que, tout à coup, après notre déménagement, il y en ait moins que d'habitude autour de moi mais me souvenir de la première fois où j'en ai vu, ça non, je ne peux pas*… Mais lui, oui, je me souviens de lui mais davantage grâce à l'exclamation de ma soeur : Je me demande ce qu'il faisait là ! L'intonation de son exclamation… Exactement la même qu'elle aurait pour dire : Mais comment fais-tu pour te souvenir de tout ça ?! ou Evidemment que je ne me souviens pas de ça !!! si elle lisait ces lignes… Et c'est vrai : qu'est-ce qu'il faisait là ? c'est à dire derrière chez nous, sur la petite route où les voitures roulaient trop vite au point d'écraser notre chien mais où personne ne passait jamais à pied sauf nous, quand nous allions attendre le bus, à l'arrêt le plus proche… Et justement, c'était là qu'il allait : à l'arrêt du bus et, comme il y avait deux lignes qui le desservaient, il nous demanda laquelle allait dans la direction de la gare des A. … Le S barré, répondit ma soeur et lui nous fit rire car, en répétant les instructions, il appela le bus le dollar…  Ce qui, en plus de son accent, nous confirma sa nationalité. 
C'est ainsi que j'ai rencontré mon premier Américain. 

Ensuite… Ensuite, je mis longtemps avant d'en revoir. Avant Tokyo, ça ne m'arriva sans doute pas beaucoup, du moins je ne m'en souviens pas. Mais à Tokyo, donc… A Tokyo, je trouvais qu'on les voyait de loin, les Américains… Si je me sentais différente des Asiatiques qui m'entouraient, d'eux presque davantage. Pourtant… pourtant, on me disait parfois Thank you, sur l'air de vouloir me faire plaisir, dans ce qui, finalement, n'était la langue de personne… Pourtant aussi, à New York, plusieurs fois des Américains s'adressèrent à moi pour que je leur indique le chemin. Mais ici non… Enfin, ici aussi… Je veux dire : ici non, on ne me parle anglais mais ici aussi : les Espagnols me demandent leur route, en espagnol… Et l'autre jour, alors que je lui en parlai, dans la cuisine, le garçon me dit que oui… Oui, je pouvais passer pour une Espagnole… Mais à New York alors ?… Mais on peut te prendre aussi pour une Américaine
Conclusion : je peux très bien être n'importe quoi… Je veux dire : n'importe qui. 


*

jeudi 13 août 2015

Dedans les gens

Ecrire est regarder ou l'excuse pour regarder. Tous ceux qui vivent du conte devraient regarder jusqu'à avoir mal aux yeux. Moi, je justifie mon indiscrète curiosité en me disant à moi-même que je le fais pour vous.  
Traduction libre d'un extrait de Don de gentes de Elvira Lindo.*

On dit souvent que les personnes qui perdent l'usage d'un de leurs sens 
: l'ouïe ou la vue
 développent l'usage de l'autre 
: la vue ou l'ouïe. 
Le jour où je n'ai plus compris leurs conversations
 j'ai commencé à regarder les gens autrement 
 à New York, (9 W 42nd St),
à Lisbonne
à Bruxelles
ici, aussi, 
qu'ils soient de là ou d'ailleurs, 
j'imagine de la vie des gens
ce qui nous rend, tous, 
banals autant qu'uniques : 
Une cicatrice de varicelle, là. Une peluche aimée, égarée, jamais oubliée. Un parfum de glace préféré. Un zéro en géométrie. Un régime commencé, abandonné, recommencé, abandonné, recommencé, aband… Des larmes à la mort de la mère de Bambi. Une frayeur au volant. Un fard piqué au tableau. L'impatience du retour de chaque saison. Un cauchemar récurrent. L'habitude de colorer des oeufs à Pâques. Un mauvais souvenir de vacances. 
etc.


*Escribir es mirar o la excusa para mirar. Todos aquellos que vivimos del cuento deberíamos mirar hasta que nos dolieran las ojos. Yo justifico mi entrometida curiosidad diciéndome a mí misma que lo hago para ustedes.
Elvira Lindo.

mercredi 29 juillet 2015

Voyage autour d'une (autre) chambre. 9 : Garder la chambre

Tarkovski a reconfiguré le monde, a donné vie à ce paysage, à cette façon de voir le monde. De nombreux paysages dépendent d'un artiste, d'un écrivain ou d'un mouvement artistique en particulier pour être beaux. Mais ce n'est pas seulement le monde naturel, éternel, immuable, qui nécessite cette espèce de médiation. Walker Evans nous a ouvert les yeux sur les bicoques précaires, les voitures démantibulées et les enseignes décolorées de l'Amérique des années trente. A cet égard, Evans a anticipé le rappel que Bresson s'est fait à lui-même dans Notes sur le cinématographe : "Rendre visible ce qui, sans toi, ne serait peut-être jamais vu." Un peu après, Bresson ajoutera un tour spécifique au cinéma à cette ambition : "Qualité d'un monde nouveau qu'aucun des arts existants ne permettait d'imaginer". Deux questions liées : Est-ce que je considèrerais si beau ce paysage de campagne, ces voitures abandonnées, ces poteaux télégraphiques inclinés et ces arbres sans Tarkovski ? Et : Un autre médium que le cinéma aurait-il pu lui donner vie ?
*Le livre de Geoff DyerZona : a book about a film about a journey to a roomun livre à propos du film Stalker de Tarkovski, est traduit en espagnol par Cruz Rodriguez Juiz et intitulé : Zona. Un libro sobre una película sobre un viaje a una habitación. C'est de l'espagnol que je fais une traduction libre.

C'est trop tard, ai-je pensé à New York et depuis, je laisse les autres me montrer ce qu'ils voient,  sans sortir de ma chambre.




mercredi 25 février 2015

L'heure universelle

Cette année-là, j'avais décidé de vivre plus longtemps, c'est pourquoi j'avais pris l'avion. 
Ne vous fatiguez pas : j'ai oublié autant de fois qu'on me l'a expliquée l'histoire des fuseaux horaires, l'équateur, tout ça, je l'oublierai toujours aussi immanquablement jusqu'à la fin de ma vie, il y a des choses comme ça, (mais beaucoup d'autres aussi -qui n'ont comme point commun que d'être logiques ou scientifiques-, comme ça : 

Premier exercice :
Factoriser les expressions suivantes à l’aide de la formule a2 +2ab+b2 =(a+b)2
  : x2 + 2x + 1 ; x2 + 4x + 4 ; 25x2 + 30x + 9 ; 9x2 + 12x + 4 
Deuxième exercice :
Factoriser les expressions suivantes à l’aide de la formule a2 -2ab+b2 =(a-b)2
  : x2 - 22x + 121 ; 36x2 - 84x + 49 ; x2 -2x +1 ; x2 -4x +4 
Troisième exercice :
Factoriser les expressions suivantes à l’aide de la formule a2 -b2 =(a-b)(a+b)
x2 - 4 ; 4x2 - 9 ; x2 - 9 ; x2 - 121 ; 1 - 49x2 ; (5x - 1)2 - (3 - 2x)2 ; (2x + 5)2 - ( x - 3)2 ; (x + 2)2 - ( 4x - 1)2
que j'ai renoncé à retenir, sans lesquelles -tant pis- je vis sans savoir dans quel sens bouger les aiguilles de l'horloge du couloir à chaque changement de saison. 
Si je ne garde aucun souvenir du voyage de ce jour-là, c'est sans doute parce qu'à l'arrivée, il était 9 heures, comme au départ même si rien, vraiment rien -pas même la/ma/notre langue- n'était pareil

C'est une dizaine de jours plus tard que je choisis, avant de quitter le MET et pour me rappeler de tout 

(
ou au moins de cela : 
-les vétérans de guerre dans leurs kiosques à hamburgers
-le soleil de septembre
-les grappes de touristes 
mais aussi l'hésitation : 
-descendre jusqu'à downtown
-en métro, en bus ou en passant par Central Park
ou bien :
-rentrer chez moi
ou bien :
-continuer jusqu'à l'East River
) une montre à la boutique qui, invariablement, quand je la porte, retarde doucement, progressivement, jusqu'à indiquer son heure d'origine. 

lundi 22 septembre 2014

Une chambre à moi (1)

Depuis longtemps, je n'avais pas ouvert la boîte de Mamy et le bruit du couvercle m'a emmenée ailleurs alors même que passaient des gens, dans la rue, qui parlaient fort comme chez eux, qui m'ont semblé être chez moi
Je dis encore chez toi. Je dis aussi chez nous. Chez vous, parfois. 

Je garde une trace de mon grand appartement (2) dans la mémoire de mon appareil photo comme un foyer nomade, portatif, permanent.  
Et je me demande parfois : qui dort dans cette chambre, depuis qu'elle n'est plus à moi

(1) "Si Mrs. Seton et sa mère, et la mère de sa mère avaient appris le grand art de gagner de l'argent, si elles avaient, comme leurs pères et leurs grands-pères, fait des legs destinés à la création de chaires ou de maîtrises de conférences, et de prix, et de bourses affectées à une personne de leur propre sexe, nous aurions pu dîner seules ici, de façon très acceptable, avec un perdreau et une bouteille de vin; nous aurions pu, sans pour cela faire preuve d'une confiance exagérée, escompter une vie agréable et honorable à l'abri d'une profession généreusement rétribuée. Nous aurions pu explorer ou écrire; flâner à travers les lieux les plus vénérables de cette terre; rester en contemplation, assises sur les marches du Parthénon, ou nous rendre à dix heures au bureau, puis rentrer tranquillement chez nous à quatre heures et demie pour écrire un petit poème."
Virginia Woolf. Une chambre à soi

(2) celle, aussi, d'un train où j'ai passé onze heures à l'aller, onze heures au retour, où je me suis sentie si bien.













lundi 25 août 2014

Voyage autour de ma chambre
chapitre 8 : à Amsterdam

Ce n'était pas rien d'aller en ville pour la première fois. Car je le savais : désormais, il n'y aurait plus qu'elle. Elle seule pour me consoler, en cas de besoin, de l'absence de toutes les autres. Une quintessence de ville, en somme.  
Après avoir appris par coeur les ruelles de Tokyo, celles de Lisbonne, pris mes petits déjeuners à New York ou à Bruxelles, j'espérais trouver du charme à Palma et aux cinquante kilomètres qui m'en séparaient. 
Mais il faisait très chaud, ce jour-là et les rues me parurent trop piétonnes, trop bruyantes, trop commerçantes à moi qui étais déjà devenue familière des heures tranquilles de la mer
Ce n'est qu'en pénétrant dans les salles désertes et fraîches de la Fondation Juan March que j'avais retrouvé une raison d'avoir quitté ma chambre.  

"A un moment, les conditions météorologiques commencèrent à empirer. Le vent redoubla. Il commença à pleuvoir avec force et, aussitôt, se leva une espèce de tempête maritime. Nous voulions nous éloigner de la pluie fouettée par le vent mais, pour cela, nous devions continuer à marcher dans ces conditions, au moins pendant un moment. Nous mîmes le cap sur la relative tranquillité du Musée Van Gogh, où les tableaux tournoyaient dans une mer jaune. Mais, en fait, nous ne voyions aucun tableau. Le temps avait empiré jusqu'à l'extrême alors tous ceux qui étaient à Amsterdam n'avaient qu'un seul objectif en tête : échapper à la pluie, échapper à la pluie au Musée Van Gogh. Tout le monde était mouillé et dégageait de la vapeur et il paraissait possible qu'à n'importe quel moment, une débandade trempée se produisit. De temps en temps, un éclat de soleil sur le blé mouvant en Arles ou une nuit illuminée par les bougies à Rome -des étoiles, des étoiles- prenaient vie dans le fond. Des arbres chargés de fleurs apparaissaient, des visages de couleurs pigmentées brillaient mais, surtout, les dos mouillés des visiteurs abondaient. Le jaune assoiffé de Arles soulignait le fait qu'ici, à Amsterdam, nous avions un genre de jour automnal qu'il était impossible de distinguer des ultimes sursauts de l'hiver. Chaque fois davantage de visiteurs se massaient dans le musée. Les tableaux étaient comme les derniers canots de sauvetage du Titanic et seule une poignée de chanceux réussissaient à apercevoir un brin de tournesol stupéfiant ou la chaise vide de Gauguin (qui, pour ce que j'en savais, n'était même pas là). Les autres devaient s'aventurer vers les dessins ou n'importe quel autre exemple d'art qui se trouverait sur leur chemin. Les champignons, par chance, n'étaient pas si forts qu'ils auraient dû l'être et nous ne tardâmes pas à ressortir sous la pluie. Aussi incroyable que cela ait pu paraître, le temps avait encore empiré pendant que nous étions au musée. Le temps, pour résumer une longue histoire météorologique, était passé de mal en pis à encore pire."

Le livre de Geoff DyerYoga for People Who Can't Be Bothered to Do It, est traduit en espagnol par Cruz Rodriguez Juiz et intitulé : Yoga para los que pasan del yoga.

Vocabulaire noté : 
-capullo : petit con
-poner rumbo a : mettre le cap sur
-no aguantaba más : je ne supportais plus
-me doy cuenta : je me rends compte
-achispado : pompette

mercredi 20 août 2014

Là, c'est le jour où j'étais 
à New York, 

Lexington avenue, plus exactement. Là où Brandon Moy rencontre totalement par hasard son grand ami d'adolescence, Albert Fergus, vingt ans après qu'ils se sont perdus de vue. Sur le trottoir, devant le restaurant Continental, où Albert retrace à grands traits sa vie : voyage au Mexique, drogues diverses, femmes fabuleuses, vie dans une grotte puis dans une communauté de moines bouddhistes, combats de boxe, dettes, écriture d'un récit de science fiction, emploi de scénariste à Los Angeles puis de découvreur de jeunes talents et toi ?
Que dire ? Son appartement confortable tout près d'ici ? Son travail d'avocat immobilier dans l'une des tours jumelles ? Son mariage devenu un peu terne avec Adriana qu'il connaît depuis la fac ? Son adorable  fils dont la naissance lui a toutefois fait renoncer à une grande part de sa liberté ?
C'est au moment où Brandon élude la question de son ami que, quittant des yeux mon livre et relevant la tête, je me suis aussitôt retrouvée sur la place du marché, où les gens qui passaient étaient nombreux à porter les mêmes chaussures que les miennes ainsi que des ensaimadas qu'ils allaient partager en famille. 

La vida de los demás nos parece cada vez más formidable. Miramos a nuestro alrededor y encontramos siempre personas que viven en casas como las que nosotros querríamos poseer si tuviéramos dinero para comprarlas, amigos que frecuentan los círculos sociales en los que desearíamos alternar, a compañeros de trabajo que siguen amando a sus esposas con el apasionamiento brioso que nosotros ya ni siquiera somos capaces de recordar, y vecinos de edificio que viajan cada trimestre a un lugar remoto y paradisiaco del planeta para conocer sus templos o sus playas. Si tienen una edad parecida a la nuestra, esos mismos individuos nos mira a su vez con una enviad parecida y creen que somos felices porque disponemos de tiempo para leer los libros que a ellos se les van amontonando en la biblioteca, porque desempeñamos un trabajo sosegado o porque las mujeres caen rendidas a nuestros pies sin demasiado esfuerzo. A veces, incluso, las causas de la envidia son idénticas : deseamos de la vida de alguien lo mismo que él desea de la nuestra. A los cuarenta años, en suma, la felicidad se convierte en un asunto que concierne solamente a los demás. 
Luisgé Martín. La misma ciudad

lundi 24 février 2014

Villes d'eau

des envies de villes m'arrachent le coeur
(parfois)
les ruelles de Lisbonne, les rives de l'East River, les ciels de Bruxelles, la foule de Tokyo, la grande bibliothèque de Montréal
je me soigne à Barcares comme d'autres à Vichy
avant de remonter sur ma terrasse en tête à tête avec le soleil
 en pensant à tous ceux qui vivent en ville et rêvent de la chambre avec vue qu'ils ont réservée sur l'île

samedi 16 mars 2013

jamais
toujours


Tu sais, après ton départ, j'ai pensé à New York, à mon dernier jour à New York.

Les mots toujours, jamais,
si je les évite, c'est sans doute parce que j'habite un peu dans l'escalier.
Je finirai bien par t'y recroiser.